D'abord les épices... ces petits bout de rien du tout, qui changent un plat, lui donnent du sens, de la saveur, de la valeur ... puis vient le Souk, lorsqu'on l'évoque c'est fatalement synonyme de bordel ambiant, de vrac, de poussières, d'arnaques, de deceptions, d'obscurité et de souvenir enfouis... En bref un gigantesque capharnaum mais dans lequel on se sent bien ... Ensuite Buenos Aires, et par extension l'Argentine, terre que j'ai foulé etant gosse de 0 a 8 ans, ensuite la France...
Et lorsqu'aujourd'hui je cuisine mon souk interne, relevé d'épices à la sauce aigre amères et bien le resultat n'est pas forcement fameux.
On à tous ces moments foireux, où tout les malheurs de notre vie s'abattent sur nous sans prevenir, sans menagement et sans compromis ...
Ces moments qui bizarement se mettent en place autour de vous insidieusement, sur un laps de temps tres court... Ca commence par votre copin(e) qui prend de la distance, votre boss qui vous donne des consignes troubles, de fait vous ne savez pas tres bien si il est completement félé ou si c'est vous qui perdez des neuronnes a chaque bafouillement affirmatif ... pathetique, normalement à ce moment votre compte en banque crie famine et votre banquier perd du poids, et si en plus vous vous sentez oppressé et melancolique c'est qu'on y est... et puis vient le grand soir... sans que vous le vouliez, l'ambiance est morose, une ampoule à pété, il ne reste plus que des pates dans le frigo et votre playlist diffuse du Aaron, voire du Fersen (si elle vous fait le coup de Vincent Delerm c'est que faut aller dormir, bref) et là c'est le debut, la "cogitude à son paroxisme" ... parfois ca passe parfois ca reste, tel une super glue cosmique venue de nulle part dont le seul but est de vous exploser le peut d'espoir et de joie de vivre qu'il vous reste.
Vos épaules s'affaissent, et vous faites le compte de ce qui a pas marché dans votre vie ... La famille (on a tous des histoires compliquées, chacun sa croix), les amis (combien il en reste quand on a plus rien ?) le travail (s'ecrimer pour si peut à la fin du mois...)... et plus le temps passe, plus vous trouvez des cailloux dans vos chaussettes, et vous vous rendez compte de pourquoi vous avanciez si mal depuis quelque temps. Je ne sais pas si nous reglons nos preblemes definitievement ou s'ils nous cotoient et nous tourmentent mais depuis peu j'ai changé, je pense que la plus grande faiblesse est de tout garder pour soi, la plus grande force est de s'exprimer, de sortir ce que l'on a sur le coeur et d'y aller ...
Et de mon coté, dans mon souk humide et salé, je me rend bien compte que l'Amour ne fonctionne pas correctement, comme des aimants qui se repoussent, ils veulent s'accrocher et puis en fait non, tu souffres mais tu reste, tu te dis que demain est un jour meilleur et qu'il faut assumer, faire des concessions ...
Mais comment ca se passe si elle a deja un copain et qu'elle me dit Je t'Aime ? qui t'à formé à ca ? ou est le mode d'emploi ? en quelle langue est il ecrit ?
Toujours a me mettre dans des situations bizzares ou je sais dès le depart que ca ne marchera pas... une copine psy m'a dit un jour que c'etait par peur de reproduire le shema familial ou un truc comme ca... Je trouve ca d'une banalité ... je m'attendais à un truc plus omerique, plus hollywodien quoi et non, en fait nous ne sommes que de pales copies de notre passé ... erf ...
Craintifs de notre avenir que nous evitons, par peur d'avoir mal ... on prefere souffrir un peu durant une année que de souffrir bcp pendant un mois ... et pourquoi ? parce qu'on espere... parce que c'est notre plus formidable atout, l'espoir... Je sais pas si vous vous rendez compte mais esperer avoir moins mal en souffrant... c'est limite masochiste comme raisonnement, et c'est completement idiot mais pourtant on s'y tient...
Nous avons chacun vecu, ou sommes en train de vivre, une histoire extraordinaire qui nous à marqué... Je pense neanmoins qu'il est important d'y croire et de la vivre au moins une fois.